SPECTACLES
Le ciel se froisse.
Le vent écrit de travers.
Les corps deviennent pluie,
rafales,
déséquilibres.
La tempête passe
sans demander de nom.
Tout se mêle.
Tout déborde.
Le chaos bat,
cœur sans mesure.
Puis le tumulte fatigue.
Un silence glisse
entre deux souffles.
Une fêlure dans l’ombre.
La lumière y entre.
Elle ne frappe pas.
Elle caresse.
Elle s’attarde sur les épaules,
élargit les gestes,
réveille les appuis.
Les corps s’ouvrent
comme après l’orage
la terre.
Quelque chose rit
sans bruit.
La joie circule,
claire,
indocile.
Ce n’est pas l’oubli de la nuit,
c’est son apaisement.
Dans cette clarté neuve,
le mouvement devient promesse,
et la danse,
un recommencement.
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